Interview de Nicolas Belvito

L'attaquant nous parle de son arrivée et de ses ambitions pour le club

Nicolas Belvito nous parle de son arrivée et de ses ambitions pour le club

Nicolas Belvito nous parle de son arrivée et de ses ambitions pour le club

(Crédit photo : Léo Calistri Photo)

Passé cet été du GF38 à MDA foot, de la Ligue 2 à la National 2, Nicolas Belvito est arrivé plein d’ambitions dans le club entraîné par l’ancien défenseur brésilien de l’OL, Cris. Et son entame de saison est à la hauteur de ses objectifs jusqu’à présent.

Vous avez donc signé cet été à Chasselay, qu’est-ce qui vous a attiré dans le projet du club ?

"Ce qui m’a intéressé c’est le fait d’essayer de repartir sur une nouvelle dynamique, sur quelque chose de neuf. On veut essayer de faire comme les voisins (Villefranche, Lyon-Duchère) qui ont réussi à accéder au National. C’est plus une histoire de projet que véritablement de club en lui-même, même si je connais plutôt bien le secteur."

Aviez-vous d’autres pistes à des niveaux plus élevés ou vous aviez une volonté de revenir à un échelon plus bas ?

"J’avais des pistes voire même des certitudes à l’échelle supérieure. Après j’ai beaucoup bougé en dix ans, j’avais cette envie de revenir dans le coin pour essayer d’apporter quelque chose à une structure et préparer tranquillement l’après carrière. Je ne voulais faire mon retour à 35 ans en étant cuit."

Vous êtes passé en un été de la L2 à la N2, quels changements avez-vous pu remarquer, tant sur le terrain que dans les structures, entre ces deux niveaux ?

"Tout, à partir du moment où en Ligue 2 tout est professionnel et structuré. Mais à MDA pour un club de N2, j’ai trouvé les infrastructures superbes, avec notamment une bonne salle de musculation. On essaye au quotidien depuis le début de saison de mettre des choses en place pour tendre et se rapprocher de ce qui se fait au dessus. On doit pouvoir travailler sereinement et correctement au quotidien avec du matériel de qualité. Mais c’est sur que en N2 on ne joue pas dans les mêmes stades qu’en L2, avec la même qualité de pelouse. Des fois c’est un peu frustrant de ce côté là même si pour l’instant ça va. Mais l’hiver va arrivé et je pense que ça va être plus compliqué (rires)."

Quel bilan vous faites de votre début de saison ?

"C’est un bilan mitigé (depuis l’interview MDA Foot s’est imposée chez la réserve de l’OL, ndlr). On a toujours tendance à être un peu pessimiste mais il ne faut pas oublier qu’il y a eu beaucoup de changements : énormément d’arrivées donc autant de départs. Un nouvel entraîneur, une nouvelle façon de travailler, une osmose à mettre en place. Il faut arriver à se connaître correctement et trouver des relations entre les joueurs tant sur le terrain qu’en dehors. Il faut que ça mûrisse petit à petit, que ça se construise, que ça prenne forme. Pour l’instant on est pas très bien mais ce n’est que le début du championnat. Mais les matchs avancent vite et on a pas le temps de cogiter. Si on arrive à prendre pas mal de points sur nos deux prochaines confrontations avant la Coupe de France on y verra déjà un peu plus clair."

Avec votre recrutement et l’arrivée de Cris sur le banc, quelle est l’ambition du club ?

"L’ambition c’est de créer une nouvelle dynamique, de faire en sorte que le club aille dans la bonne direction. Il n’y a pas d’objectif comptable affiché. Qui plus est aujourd’hui ; on voit qu’on est en période de construction, de rodage. On a pas du tout trouvé notre rythme de croisière pour le moment. Ça se fera avec le temps mais surtout avec beaucoup de travail. Il faut essayer d’aiguiller, de par nos expériences respectives, le club dans la bonne direction pour installer une stabilité qu’il n’y avait peut-être pas forcément l’année dernière et qui n’est pas forcément encore là. En tout cas on y travaille."

Cris est très connu par le grand public en tant que joueur, mais quel type d’entraîneur est-il ?

"C’est quelqu’un qui observe beaucoup ; il a ses idées et met tout en œuvre pour les faire passer. De par son expérience et son charisme, il est dans la continuité du joueur qu’il était ; il est forcément écouté et respecté par rapport à ça, c’est rassurant et c’est un gage de sûreté. Je pense que c’est nouveau aussi pour lui. Il a quatre ans d’expérience en tant qu’entraîneur mais c’était au sein du centre de formation de l’Olympique Lyonnais. C’est sa première expérience avec une équipe senior ; la dimension humaine et relationnelle est différente comparée à celle d’une équipe de jeunes. Un centre de formation restent un cadre particulier ; les joueurs sont dans une bulle, un cocon. À MDA c’est quelque chose de nouveau pour lui. Il observe beaucoup pour s’imprégner de l’ambiance et il fait confiance à son expérience de joueur pour nous faire évoluer. Mais je suis assez confiant et pas trop inquiet pour lui quant à son avenir d’entraîneur."

De par votre expérience, quel rôle avez-vous dans le vestiaire ?

"J’essaye de ne rien inventer et de faire du « Nico Belvito ». Je veux transmettre les choses que j’ai moi-même auparavant vues, identifiées, apprises. Je suis le doyen de l’équipe à 32 ans, la moyenne d’âge du groupe est assez jeune. J’essaye de faire comprendre certaines choses pour mes coéquipiers et pour le club de MDA. Le projet c’est le club mais si ça peut leur servir à eux dans la construction de leur carrière… Si tant est qu’il y en a qui arrivent à aller au dessus, je peux leur faire gagner du temps sur le fonctionnement, sur la discipline, l’abnégation, le comportement, le professionnalisme, le travail invisible… Sur le terrain le football parle de lui-même. À partir du moment où ils ont des qualités individuelles, ils doivent mettre ça au service du collectif. Je suis beaucoup dans ce rôle là, qui peut parfois être perçu pour certains comme : « C’est l’ancien, il est chiant, toujours en train de nous reprendre… ». Quoi qu’il arrive, par expérience, quand il y a des résultats et que les saisons se passent bien c’est parce-que toutes ces petites choses là au quotidien sont faites correctement. En tout cas si elles ne sont pas faites convenablement, ça devient plus difficile."

Interview réalisé par le média MétroSports

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